Les Vacances (par Clive Charlton, membre de l'EEL Matha)
Le mois de juillet marque le début de la saison des vacances. Sans doute tous ne pourront pas partir se bronzer sur la plage, arpenter les sentiers de montagne ou découvrir des pays lointains mais, même à la maison et sans faire de gros frais, un changement de routine fait du bien.
A l’époque biblique les vacances, telles que nous les connaissons, n’existaient pas, bien sûr, mais il est fascinant de constater que Dieu avait prévu des changements de routine pour ceux qui voulaient l’écouter. En Israël, trois fois par an, de grandes fêtes religieuses rassemblaient tout le peuple à Jérusalem. La coupure avec le travail était ainsi assurée régulièrement. Une de ces fêtes, la Fête des Cabanes, devait rappeler au peuple les quarante ans que leurs ancêtres avaient passés dans le désert suite à leur libération de l’esclavage en Egypte. Chaque famille se fabriquait une cabane, un abri de fortune, sur la terrasse du toit ou au coin d’une cour et y logeait pendant une semaine. Cette semaine à la belle étoile rappelait à chacun comment Dieu avait protégé et conduit son peuple et comment il avait pourvu pendant les quarante ans d’errance. Cette semaine était-elle en quelque sorte le précurseur du camping moderne ? Probablement pas mais nous pouvons imaginer que les enfants l’attendaient avec autant d’impatience que nos enfants attendent un séjour à la mer !
Il y avait aussi le sabbat, ce septième jour de la semaine, qui devait être un jour de repos pour tous. Sa pratique était inscrite dans la loi, une loi donnée par Dieu lui-même. Dieu soulignait ainsi qu’il nous faut ces temps de pause ; des moments de repos pour le corps, du temps pour réfléchir, du temps pour nous recueillir, du temps pour lui ! Effectivement Dieu était au cœur de ce temps de relâchement.
Les brochures, toutes plus alléchantes les unes que les autres, nous promettent des vacances de rêve. C’est beau et je souhaite « bonnes vacances » à ceux qui peuvent en profiter. Mais les meilleures vacances ne sont pas toujours celles qui coûtent le plus cher. Les meilleures vacances sont celles qui nous renouvellent corps, âme et esprit ! Alors, où que nous passions ces mois d’été, aménageons dans notre programme du temps pour Dieu. Prenons du temps, comme les Israélites autrefois, pour nous rappeler comment il nous a protégés et conduits, comment il a pourvu au cours de l’année écoulée. Le refrain d’un cantique nous y encourage :
« Compte les bienfaits de Dieu, mets-les tous devant tes yeux,
Tu verras, en adorant, combien le nombre en est grand. »
Voilà donc une bonne activité pour l’été et qui nous mettra en forme pour la rentrée.
La Coupe du Monde
Les passionnés de foot se régalent, ou se désolent, pendant un mois. J’avoue que je ne fais pas partie de ces passionnés mais quand j’apprends qu’un des « petits » a gagné cela me fait plaisir. Il y a de grosses équipes que tout le monde voit au moins en quart de final, d’autres équipes qui pourraient s’y trouver avec un peu de chance, et puis il y a les autres dont personne n’a entendu parler. Pourquoi suis-je heureux quand une de celles-ci l’emporte sur une « grande » ? Je me dis que cela remonte peut-être à il y a très longtemps quand j’allais à ce qu’on appelait « l’école du dimanche », d’autres diraient le catéchisme. A l’école du dimanche les moniteurs nous racontaient des histoires bibliques et une de ces histoires faisait figure de favorite, elle revenait souvent. C’est l’histoire de David et Goliath. Je n’ai pas la place ici pour vous la raconter en détail mais si vous ne la connaissez pas vous pouvez la trouver dans la Bible (bien sûr !) dans le premier livre de Samuel au chapitre 17. Le jeune David, un petit berger de la campagne, a tué d’une simple pierre lancée avec sa fronde le puissant géant Goliath, armé jusqu’aux dents !
L’histoire est ancienne mais nos moniteurs nous rappelaient que son message pouvait être encore pertinent. Le géant mettait sa confiance dans sa force physique au point où il se moquait de David (ce que nous pouvons comprendre) mais aussi du Dieu de David (ce qui était moins intelligent de sa part). Se fier à ses propres moyens est une erreur que Goliath est loin d’être le seul à avoir commise. C’est une erreur très moderne. « Big is beautiful » disaient les Américains (grand c’est beau). David a fait confiance à son Dieu, c’est une toute autre démarche, une toute autre façon de vivre.
Dans les Béatitudes, au cœur de son enseignement, Jésus formule explicitement ce qui est implicite dans ce récit de David et Goliath :
« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !... »
Il pleut !
Il pleut ! Je reconnais, puisque lorsque j’écris ces lignes c’est un samedi, que cette pluie ne convient sûrement pas à tout le monde. Combien de mariages et autre fêtes vont être mouillés ? Je suis navré pour ceux qui espéraient ce qu’on appelle souvent le « beau temps » mais pour moi ce temps pluvieux est du beau temps ! Mon jardin et les champs de mes amis agriculteurs en avaient bien besoin. Je me dis que les intérêts des uns et des autres ne sont pas les mêmes !
Ce constat d’ordre météorologique m’a fait penser à une exhortation que nous trouvons dans une des lettres de l’apôtre Paul (donc dans la Bible !).
L’apôtre voulait que les chrétiens à qui il s’adressait vivent des relations différentes de celles que connaissaient tant de leurs contemporains. Certes, il était ravi de voir comment ses amis avaient adhéré à la foi, de voir leur engagement, de voir leur courage face à des moqueurs et autres adversaires qui ne manquaient pas. Il n’était pas facile d’être chrétien à l’époque comme d’ailleurs dans bien des coins du monde encore aujourd’hui. Paul était donc encouragé mais il espérait plus. Alors il a pris sa plume : « Remplissez-moi de joie en vous mettant d’accord. Ayez un même amour, un même cœur, une même pensée. Ne faites rien pour passer devant les autres ou pour que les autres vous admirent, cela ne vaut rien. Au contraire, soyez simples et pensez que les autres sont meilleurs que vous. Ne cherchez pas votre intérêt à vous, mais cherchez l’intérêt des autres. »*
Sur un tel passage il y aurait des choses à dire. Si nous le relisions chaque matin avant de vaquer à toutes nos occupations cela pourrait changer bien des choses ! Pour faire bref, comme cette rubrique « Réflexions » le demande, je ne retiens que la dernière partie de la phrase : « Ne cherchez pas votre intérêt à vous, mais cherchez l’intérêt des autres. » Cela dépasse, et de loin, mes remarques sur la pluie et le beau temps. Avoir à cœur l’intérêt des autres et pas simplement le nôtre. Cela demandera certainement un effort mais, en fin de compte, ne serons-nous pas tous gagnants ?
*Vous trouverez cette exhortation dans la lettre de Paul aux Philippiens chapitre 2, les versets 2 à 4 (Traduction : Parole de Vie) Je vous recommande de lire la suite de ce passage qui cite en exemple le chemin qu’a suivi Jésus lui-même.
La crise grecque
Cela fait des semaines qu’on en parle, il fallait bien que cette petite rubrique en dise quelque chose : « La crise grecque » comme on l’appelle. Et, nous dit-on, il y a risque de contagion, ce qui ferait la crise portugaise, espagnole, italienne et - on finirait par y arriver - la crise française ! Je ne suis pas économiste pour vous livrer une analyse savante de la situation. J’écoute, comme Monsieur Tout-le-Monde, les informations que les médias nous donnent. Il semble que la Grèce est en faillite. Comment un état peut-il faire faillite ? J’avoue que je suis affolé quand j’entends parler de la dette de notre propre pays. A mon niveau, peut-être naïf, une dette, cela se rembourse. Mais qui remboursera notre dette nationale ? Nous payons année après année les intérêts et, tant que nous pouvons les payer, tout le monde semble être content.
Mais la Grèce ne peut même pas payer les intérêts, d’où la crise si j’ai bien compris. Deux choses me mettent en colère devant ce que j’entends.
La première, c’est les spéculateurs. On dit qu’à quelque chose malheur est bon ! Ici le malheur des Grecs serait le bonheur des spéculateurs financiers, ou, dit autrement, des profiteurs, voir même des manipulateurs ! Vous n’appréciez sans doute pas plus que moi les profiteurs sans parler des manipulateurs. Profiter de la faiblesse, de la fragilité ou du malheur de l’autre est un genre de crime contre l’humanité. Je me dis qu’il est temps que quelqu’un mette de l’ordre dans le monde des finances.
L’autre chose qui me frappe est que nous vivons au dessus de nos moyens, du moins c’est ainsi que j’analyse la situation. Qui dit dette dit que nous avons dépensé plus que nous avons gagné. Payer les intérêts, c’est bien beau mais un jour il faudra rembourser et qui payera ? Nos enfants ? Nos petits enfants ? C’est un drôle d’héritage que nous leur léguons ! Vous feriez cela pour vos enfants ?
Une parole de Jésus me frappe dans ce contexte « Nul ne peut servir deux maîtres, » disait-il, « car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. »* Mamon est la personnification de l’argent, et ce Mamon a un pouvoir. Mamon aurait-il évincé Dieu dans le monde occidental ? Je m’interroge et je m’inquiète !
*Vous trouverez cette parole de Jésus dans l’Evangile de Matthieu au chapitre 16, verset 24 (Traduction : Bible du Semeur)
La morosité
Etes-vous inquiet ? Il faut reconnaître qu’il y a plutôt de quoi ! Les catastrophes naturelles se suivent : des tremblements de terre (Haïti, Chili, Chine…) ; l’irruption du volcan islandais ; et, plus près de chez nous, la terrible tempête Xynthia. Par ailleurs nous entendons parler régulièrement de fermeture d’usines avec les drames que cela provoque pour ceux qui y gagnaient leur pain quotidien. Et puis le débat sur les retraites est lancé. Nous connaissons l’origine du problème : le vieillissement de la population - plus de retraités et moins de travailleurs. Que faire ? Toutes les solutions évoquées demandent des efforts couteux.
Nous pouvons probablement tous trouver dans cette liste de malheurs, liste qui est loin d’être exhaustive, de quoi alimenter notre inquiétude. On parle souvent de la morosité des Français.
Devant cette morosité une parole de Jésus me semble particulièrement pertinente : « Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur. »* Voilà une belle promesse ! Mais que promet-il au juste ? Il parle de « sa paix ». Serait-elle différente, particulière ? En plus il affirme la donner autrement, « pas comme le monde la donne ». Effectivement le monde parle de paix en absence de conflit ou de source importante de soucis. Ainsi pour donner la paix il faut mettre fin aux conflits, fin aux causes d’inquiétude. Une telle paix n’est pas à mépriser, loin s’en faut, mais elle est inévitablement fugace. De nouvelles difficultés surgissent et alors tout est à recommencer !
La paix dont parle Jésus est différente. Il s’agit d’une paix intérieure qui ne dépend pas des circonstances. Et Jésus nous la donne donc, non en changeant les circonstances difficiles, mais en nous assurant de sa présence et de son amour, la présence et l’amour de Dieu lui-même ! Ce n’est donc pas une vie facile qu’il nous promet, le chrétien n’échappera pas forcément aux épreuves que peuvent connaître d’autres. Mais la paix, oui, Jésus nous la donne dans les tréfonds de notre être. Quel privilège !
*Vous trouverez cette parole de Jésus dans l’Evangile de Jean au chapitre 14, verset 27 (Traduction : Bible du Semeur)
Une tombe vide !
Notre pays garde encore quelques restes de son histoire marquée par la foi chrétienne. C’est ainsi que nous jouissons d’un long week-end pour Pâques, une pause appréciée après l’hiver et à l’approche du printemps.
Mais combien de nos contemporains profiteront de ce week-end pour revenir à l’origine de la fête, à Pâques ? En effet Pâques nous fait remonter à ce matin quand, très tôt, quelques femmes se rendirent à une tombe pour embaumer un corps selon la pratique de l’époque. A leur étonnement la tombe était ouverte et vide, le corps n’y était plus ! Affolement ! L’une d’entre elles cependant tarda auprès du tombeau. Elle pleurait. Un jardinier s’approcha… « Monsieur, si vous savez qui l’a emporté et où on l’a mis, dites-le-moi. » « Marie ! » lui dit le supposé jardinier. Marie, car c’était bien son nom, reconnut la voix. C’était Jésus ! « Rabbouni ! (Maître) » s’écria-t-elle. Nous essayons d’imaginer la foule d’émotions et de questions qui ont dû l’envahir : Jésus, le « maître », était vivant !*
Le tombeau vide… la résurrection… fruit de l’imagination d’une femme émue ? Invention de disciples déçus, comme « happy end », après le drame de la croix ? A chacun de peser l’évidence (il y en a) et de décider pour lui-même. Mais une chose est sûre : Si Jésus est réellement ressuscité, pour nous « mortels » c’est une nouvelle bouleversante. Elle ouvre des perspectives inespérées.
Joyeuses Pâques !
*Vous trouverez ce récit biblique dans l’Evangile de Jean au chapitre 20.
Les Vacances (par Clive Charlton, membre de l'EEL Matha)
Le mois de juillet marque le début de la saison des vacances. Sans doute tous ne pourront pas partir se bronzer sur la plage, arpenter les sentiers de montagne ou découvrir des pays lointains mais, même à la maison et sans faire de gros frais, un changement de routine fait du bien.
A l’époque biblique les vacances, telles que nous les connaissons, n’existaient pas, bien sûr, mais il est fascinant de constater que Dieu avait prévu des changements de routine pour ceux qui voulaient l’écouter. En Israël, trois fois par an, de grandes fêtes religieuses rassemblaient tout le peuple à Jérusalem. La coupure avec le travail était ainsi assurée régulièrement. Une de ces fêtes, la Fête des Cabanes, devait rappeler au peuple les quarante ans que leurs ancêtres avaient passés dans le désert suite à leur libération de l’esclavage en Egypte. Chaque famille se fabriquait une cabane, un abri de fortune, sur la terrasse du toit ou au coin d’une cour et y logeait pendant une semaine. Cette semaine à la belle étoile rappelait à chacun comment Dieu avait protégé et conduit son peuple et comment il avait pourvu pendant les quarante ans d’errance. Cette semaine était-elle en quelque sorte le précurseur du camping moderne ? Probablement pas mais nous pouvons imaginer que les enfants l’attendaient avec autant d’impatience que nos enfants attendent un séjour à la mer !
Il y avait aussi le sabbat, ce septième jour de la semaine, qui devait être un jour de repos pour tous. Sa pratique était inscrite dans la loi, une loi donnée par Dieu lui-même. Dieu soulignait ainsi qu’il nous faut ces temps de pause ; des moments de repos pour le corps, du temps pour réfléchir, du temps pour nous recueillir, du temps pour lui ! Effectivement Dieu était au cœur de ce temps de relâchement.
Les brochures, toutes plus alléchantes les unes que les autres, nous promettent des vacances de rêve. C’est beau et je souhaite « bonnes vacances » à ceux qui peuvent en profiter. Mais les meilleures vacances ne sont pas toujours celles qui coûtent le plus cher. Les meilleures vacances sont celles qui nous renouvellent corps, âme et esprit ! Alors, où que nous passions ces mois d’été, aménageons dans notre programme du temps pour Dieu. Prenons du temps, comme les Israélites autrefois, pour nous rappeler comment il nous a protégés et conduits, comment il a pourvu au cours de l’année écoulée. Le refrain d’un cantique nous y encourage :
« Compte les bienfaits de Dieu, mets-les tous devant tes yeux,
Tu verras, en adorant, combien le nombre en est grand. »
Voilà donc une bonne activité pour l’été et qui nous mettra en forme pour la rentrée.
La Coupe du Monde
Les passionnés de foot se régalent, ou se désolent, pendant un mois. J’avoue que je ne fais pas partie de ces passionnés mais quand j’apprends qu’un des « petits » a gagné cela me fait plaisir. Il y a de grosses équipes que tout le monde voit au moins en quart de final, d’autres équipes qui pourraient s’y trouver avec un peu de chance, et puis il y a les autres dont personne n’a entendu parler. Pourquoi suis-je heureux quand une de celles-ci l’emporte sur une « grande » ? Je me dis que cela remonte peut-être à il y a très longtemps quand j’allais à ce qu’on appelait « l’école du dimanche », d’autres diraient le catéchisme. A l’école du dimanche les moniteurs nous racontaient des histoires bibliques et une de ces histoires faisait figure de favorite, elle revenait souvent. C’est l’histoire de David et Goliath. Je n’ai pas la place ici pour vous la raconter en détail mais si vous ne la connaissez pas vous pouvez la trouver dans la Bible (bien sûr !) dans le premier livre de Samuel au chapitre 17. Le jeune David, un petit berger de la campagne, a tué d’une simple pierre lancée avec sa fronde le puissant géant Goliath, armé jusqu’aux dents !
L’histoire est ancienne mais nos moniteurs nous rappelaient que son message pouvait être encore pertinent. Le géant mettait sa confiance dans sa force physique au point où il se moquait de David (ce que nous pouvons comprendre) mais aussi du Dieu de David (ce qui était moins intelligent de sa part). Se fier à ses propres moyens est une erreur que Goliath est loin d’être le seul à avoir commise. C’est une erreur très moderne. « Big is beautiful » disaient les Américains (grand c’est beau). David a fait confiance à son Dieu, c’est une toute autre démarche, une toute autre façon de vivre.
Dans les Béatitudes, au cœur de son enseignement, Jésus formule explicitement ce qui est implicite dans ce récit de David et Goliath :
« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !... »
Il pleut !
Il pleut ! Je reconnais, puisque lorsque j’écris ces lignes c’est un samedi, que cette pluie ne convient sûrement pas à tout le monde. Combien de mariages et autre fêtes vont être mouillés ? Je suis navré pour ceux qui espéraient ce qu’on appelle souvent le « beau temps » mais pour moi ce temps pluvieux est du beau temps ! Mon jardin et les champs de mes amis agriculteurs en avaient bien besoin. Je me dis que les intérêts des uns et des autres ne sont pas les mêmes !
Ce constat d’ordre météorologique m’a fait penser à une exhortation que nous trouvons dans une des lettres de l’apôtre Paul (donc dans la Bible !).
L’apôtre voulait que les chrétiens à qui il s’adressait vivent des relations différentes de celles que connaissaient tant de leurs contemporains. Certes, il était ravi de voir comment ses amis avaient adhéré à la foi, de voir leur engagement, de voir leur courage face à des moqueurs et autres adversaires qui ne manquaient pas. Il n’était pas facile d’être chrétien à l’époque comme d’ailleurs dans bien des coins du monde encore aujourd’hui. Paul était donc encouragé mais il espérait plus. Alors il a pris sa plume : « Remplissez-moi de joie en vous mettant d’accord. Ayez un même amour, un même cœur, une même pensée. Ne faites rien pour passer devant les autres ou pour que les autres vous admirent, cela ne vaut rien. Au contraire, soyez simples et pensez que les autres sont meilleurs que vous. Ne cherchez pas votre intérêt à vous, mais cherchez l’intérêt des autres. »*
Sur un tel passage il y aurait des choses à dire. Si nous le relisions chaque matin avant de vaquer à toutes nos occupations cela pourrait changer bien des choses ! Pour faire bref, comme cette rubrique « Réflexions » le demande, je ne retiens que la dernière partie de la phrase : « Ne cherchez pas votre intérêt à vous, mais cherchez l’intérêt des autres. » Cela dépasse, et de loin, mes remarques sur la pluie et le beau temps. Avoir à cœur l’intérêt des autres et pas simplement le nôtre. Cela demandera certainement un effort mais, en fin de compte, ne serons-nous pas tous gagnants ?
*Vous trouverez cette exhortation dans la lettre de Paul aux Philippiens chapitre 2, les versets 2 à 4 (Traduction : Parole de Vie) Je vous recommande de lire la suite de ce passage qui cite en exemple le chemin qu’a suivi Jésus lui-même.
La crise grecque
Cela fait des semaines qu’on en parle, il fallait bien que cette petite rubrique en dise quelque chose : « La crise grecque » comme on l’appelle. Et, nous dit-on, il y a risque de contagion, ce qui ferait la crise portugaise, espagnole, italienne et - on finirait par y arriver - la crise française ! Je ne suis pas économiste pour vous livrer une analyse savante de la situation. J’écoute, comme Monsieur Tout-le-Monde, les informations que les médias nous donnent. Il semble que la Grèce est en faillite. Comment un état peut-il faire faillite ? J’avoue que je suis affolé quand j’entends parler de la dette de notre propre pays. A mon niveau, peut-être naïf, une dette, cela se rembourse. Mais qui remboursera notre dette nationale ? Nous payons année après année les intérêts et, tant que nous pouvons les payer, tout le monde semble être content.
Mais la Grèce ne peut même pas payer les intérêts, d’où la crise si j’ai bien compris. Deux choses me mettent en colère devant ce que j’entends.
La première, c’est les spéculateurs. On dit qu’à quelque chose malheur est bon ! Ici le malheur des Grecs serait le bonheur des spéculateurs financiers, ou, dit autrement, des profiteurs, voir même des manipulateurs ! Vous n’appréciez sans doute pas plus que moi les profiteurs sans parler des manipulateurs. Profiter de la faiblesse, de la fragilité ou du malheur de l’autre est un genre de crime contre l’humanité. Je me dis qu’il est temps que quelqu’un mette de l’ordre dans le monde des finances.
L’autre chose qui me frappe est que nous vivons au dessus de nos moyens, du moins c’est ainsi que j’analyse la situation. Qui dit dette dit que nous avons dépensé plus que nous avons gagné. Payer les intérêts, c’est bien beau mais un jour il faudra rembourser et qui payera ? Nos enfants ? Nos petits enfants ? C’est un drôle d’héritage que nous leur léguons ! Vous feriez cela pour vos enfants ?
Une parole de Jésus me frappe dans ce contexte « Nul ne peut servir deux maîtres, » disait-il, « car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. »* Mamon est la personnification de l’argent, et ce Mamon a un pouvoir. Mamon aurait-il évincé Dieu dans le monde occidental ? Je m’interroge et je m’inquiète !
*Vous trouverez cette parole de Jésus dans l’Evangile de Matthieu au chapitre 16, verset 24 (Traduction : Bible du Semeur)
La morosité
Etes-vous inquiet ? Il faut reconnaître qu’il y a plutôt de quoi ! Les catastrophes naturelles se suivent : des tremblements de terre (Haïti, Chili, Chine…) ; l’irruption du volcan islandais ; et, plus près de chez nous, la terrible tempête Xynthia. Par ailleurs nous entendons parler régulièrement de fermeture d’usines avec les drames que cela provoque pour ceux qui y gagnaient leur pain quotidien. Et puis le débat sur les retraites est lancé. Nous connaissons l’origine du problème : le vieillissement de la population - plus de retraités et moins de travailleurs. Que faire ? Toutes les solutions évoquées demandent des efforts couteux.
Nous pouvons probablement tous trouver dans cette liste de malheurs, liste qui est loin d’être exhaustive, de quoi alimenter notre inquiétude. On parle souvent de la morosité des Français.
Devant cette morosité une parole de Jésus me semble particulièrement pertinente : « Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur. »* Voilà une belle promesse ! Mais que promet-il au juste ? Il parle de « sa paix ». Serait-elle différente, particulière ? En plus il affirme la donner autrement, « pas comme le monde la donne ». Effectivement le monde parle de paix en absence de conflit ou de source importante de soucis. Ainsi pour donner la paix il faut mettre fin aux conflits, fin aux causes d’inquiétude. Une telle paix n’est pas à mépriser, loin s’en faut, mais elle est inévitablement fugace. De nouvelles difficultés surgissent et alors tout est à recommencer !
La paix dont parle Jésus est différente. Il s’agit d’une paix intérieure qui ne dépend pas des circonstances. Et Jésus nous la donne donc, non en changeant les circonstances difficiles, mais en nous assurant de sa présence et de son amour, la présence et l’amour de Dieu lui-même ! Ce n’est donc pas une vie facile qu’il nous promet, le chrétien n’échappera pas forcément aux épreuves que peuvent connaître d’autres. Mais la paix, oui, Jésus nous la donne dans les tréfonds de notre être. Quel privilège !
*Vous trouverez cette parole de Jésus dans l’Evangile de Jean au chapitre 14, verset 27 (Traduction : Bible du Semeur)
Une tombe vide !
Notre pays garde encore quelques restes de son histoire marquée par la foi chrétienne. C’est ainsi que nous jouissons d’un long week-end pour Pâques, une pause appréciée après l’hiver et à l’approche du printemps.
Mais combien de nos contemporains profiteront de ce week-end pour revenir à l’origine de la fête, à Pâques ? En effet Pâques nous fait remonter à ce matin quand, très tôt, quelques femmes se rendirent à une tombe pour embaumer un corps selon la pratique de l’époque. A leur étonnement la tombe était ouverte et vide, le corps n’y était plus ! Affolement ! L’une d’entre elles cependant tarda auprès du tombeau. Elle pleurait. Un jardinier s’approcha… « Monsieur, si vous savez qui l’a emporté et où on l’a mis, dites-le-moi. » « Marie ! » lui dit le supposé jardinier. Marie, car c’était bien son nom, reconnut la voix. C’était Jésus ! « Rabbouni ! (Maître) » s’écria-t-elle. Nous essayons d’imaginer la foule d’émotions et de questions qui ont dû l’envahir : Jésus, le « maître », était vivant !*
Le tombeau vide… la résurrection… fruit de l’imagination d’une femme émue ? Invention de disciples déçus, comme « happy end », après le drame de la croix ? A chacun de peser l’évidence (il y en a) et de décider pour lui-même. Mais une chose est sûre : Si Jésus est réellement ressuscité, pour nous « mortels » c’est une nouvelle bouleversante. Elle ouvre des perspectives inespérées.
Joyeuses Pâques !
*Vous trouverez ce récit biblique dans l’Evangile de Jean au chapitre 20.
Lorsque j'ai choisi pour les vacances de lire "Histoire d'eaux et d'autres", c'est le nom de l'auteur qui m'a attiré. Je connaissais Alphonse Maillot, pasteur dans une petite ville de la terre ardéchoise qui m'a vu naître. C'était un pasteur parisien qui avait "atterri" dans la France profonde de l'après-guerre au milieu d'une population très terrienne et se relevant tout juste des blessures de la guerre. Ce n'était pas un couple pastoral ordinaire : lui était un grand pêcheur de truites, il a vite appris à connaître tous les coins poissonneux des torrents ardéchois ; sa femme se faisait remarquer par son talent sur le court de tennis parmi la bourgeoisie de la ville. Inutile de dire que les paroissiens étaient méfiants devant de telles pratiques et de plus Alphonse Maillot avait son franc parler et le chic de ne pas se prendre au sérieux. Il savait dénouer des situations parfois difficiles avec simplement une pointe d'humour.
>>> Pourquoi, j'ai aimé ?
J'ai lu d'un trait ce livre reposant, rien que du plaisir à savourer les mésaventures d'Alphonse Maillot avec ses paroissiens et aussi avec les truites, et même avec la hiérarchie de l'église réformée.
Malgré cet aspect détente, la lecture du livre nous fait toucher de près l'essentiel de son ministère. Il aimait Dieu, il aimait les hommes et admirait la nature.
Voilà de quoi vous relaxer pendant les jours de repos !!
Lorsque j'ai choisi pour les vacances de lire "Histoire d'eaux et d'autres", c'est le nom de l'auteur qui m'a attiré. Je connaissais Alphonse Maillot, pasteur dans une petite ville de la terre ardéchoise qui m'a vu naître. C'était un pasteur parisien qui avait "atterri" dans la France profonde de l'après-guerre au milieu d'une population très terrienne et se relevant tout juste des blessures de la guerre. Ce n'était pas un couple pastoral ordinaire : lui était un grand pêcheur de truites, il a vite appris à connaître tous les coins poissonneux des torrents ardéchois ; sa femme se faisait remarquer par son talent sur le court de tennis parmi la bourgeoisie de la ville. Inutile de dire que les paroissiens étaient méfiants devant de telles pratiques et de plus Alphonse Maillot avait son franc parler et le chic de ne pas se prendre au sérieux. Il savait dénouer des situations parfois difficiles avec simplement une pointe d'humour.
>>> Pourquoi, j'ai aimé ?
J'ai lu d'un trait ce livre reposant, rien que du plaisir à savourer les mésaventures d'Alphonse Maillot avec ses paroissiens et aussi avec les truites, et même avec la hiérarchie de l'église réformée.
Malgré cet aspect détente, la lecture du livre nous fait toucher de près l'essentiel de son ministère. Il aimait Dieu, il aimait les hommes et admirait la nature.
Voilà de quoi vous relaxer pendant les jours de repos !!