Découvrez en photos, les travaux qui ont lieux en ce moment dans les salles du presbytère.(26 rue de Cognac)
Réflexions
Un figuier sans figues !
Jésus aimait raconter de petites histoires faciles à retenir mais qui avaient, pour ceux qui voulaient creuser un peu, un message. Ces histoires, on les appelle des paraboles. Il y a des paraboles connues comme celle du « fils prodigue » et du « bon Samaritain ». Une des paraboles moins connues m’a frappé quand je l’ai relue il y a quelques jours. Jésus explique qu’un homme a planté un figuier et quand, au moment approprié, il est venu chercher du fruit il n’y en avait pas ! Alors il appelle le jardinier : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur cet arbre et il n’y en a pas. Coupe-le, il prend de la place pour rien. » Mais le jardinier plaide la cause de l’arbre : « Laisse-le encore cette année. Je vais m’en occuper… j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir produira-t-il du fruit ; sinon tu le couperas. »*
Une histoire toute simple, quel pourrait alors en être le message ? Il me semble que deux pistes de réflexion s’ouvrent devant nous.
La première, la plus évidente, est l’infertilité de l’arbre. Un arbre fruitier doit porter du fruit sinon il ne sert pas à grand-chose. Jésus, par cette image, veut-il nous interroger, ou plutôt, nous pousser à nous interroger nous-mêmes : Serions-nous comme ce figuier ? La parabole nous laisse simplement avec la question, à nous de répondre !
La deuxième piste est celle que nous propose le jardinier qui plaide la cause de l’arbre infertile. Certes l’arbre « mérite » la tronçonneuse mais le jardinier demande un sursis : « Laisse-le encore cette année. Je vais m’en occuper… » Ce sursis serait-il le temps de la grâce de Dieu, le temps de sa patience ? A nous de mettre ce temps à bon usage. Et si des événements, tantôt positifs, tantôt négatifs, nous bousculent serait-ce le jardinier qui ajoute du fumier !?
Le printemps n’est pas loin, nos figuiers vont se réveiller. Quelle joie quand vient le fruit !
*Vous trouverez ce récit dans l’Evangile de Matthieu, chapitre 13 à partir du verset 6.
Jésus aimait raconter de petites histoires faciles à retenir mais qui avaient, pour ceux qui voulaient creuser un peu, un message. Ces histoires, on les appelle des paraboles. Il y a des paraboles connues comme celle du « fils prodigue » et du « bon Samaritain ». Une des paraboles moins connues m’a frappé quand je l’ai relue il y a quelques jours. Jésus explique qu’un homme a planté un figuier et quand, au moment approprié, il est venu chercher du fruit il n’y en avait pas ! Alors il appelle le jardinier : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur cet arbre et il n’y en a pas. Coupe-le, il prend de la place pour rien. » Mais le jardinier plaide la cause de l’arbre : « Laisse-le encore cette année. Je vais m’en occuper… j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir produira-t-il du fruit ; sinon tu le couperas. »*
Une histoire toute simple, quel pourrait alors en être le message ? Il me semble que deux pistes de réflexion s’ouvrent devant nous.
La première, la plus évidente, est l’infertilité de l’arbre. Un arbre fruitier doit porter du fruit sinon il ne sert pas à grand-chose. Jésus, par cette image, veut-il nous interroger, ou plutôt, nous pousser à nous interroger nous-mêmes : Serions-nous comme ce figuier ? La parabole nous laisse simplement avec la question, à nous de répondre !
La deuxième piste est celle que nous propose le jardinier qui plaide la cause de l’arbre infertile. Certes l’arbre « mérite » la tronçonneuse mais le jardinier demande un sursis : « Laisse-le encore cette année. Je vais m’en occuper… » Ce sursis serait-il le temps de la grâce de Dieu, le temps de sa patience ? A nous de mettre ce temps à bon usage. Et si des événements, tantôt positifs, tantôt négatifs, nous bousculent serait-ce le jardinier qui ajoute du fumier !?
Le printemps n’est pas loin, nos figuiers vont se réveiller. Quelle joie quand vient le fruit !
*Vous trouverez ce récit dans l’Evangile de Matthieu, chapitre 13 à partir du verset 6.
Lorsque j'ai choisi pour les vacances de lire "Histoire d'eaux et d'autres", c'est le nom de l'auteur qui m'a attiré. Je connaissais Alphonse Maillot, pasteur dans une petite ville de la terre ardéchoise qui m'a vu naître. C'était un pasteur parisien qui avait "atterri" dans la France profonde de l'après-guerre au milieu d'une population très terrienne et se relevant tout juste des blessures de la guerre. Ce n'était pas un couple pastoral ordinaire : lui était un grand pêcheur de truites, il a vite appris à connaître tous les coins poissonneux des torrents ardéchois ; sa femme se faisait remarquer par son talent sur le court de tennis parmi la bourgeoisie de la ville. Inutile de dire que les paroissiens étaient méfiants devant de telles pratiques et de plus Alphonse Maillot avait son franc parler et le chic de ne pas se prendre au sérieux. Il savait dénouer des situations parfois difficiles avec simplement une pointe d'humour.
>>> Pourquoi, j'ai aimé ?
J'ai lu d'un trait ce livre reposant, rien que du plaisir à savourer les mésaventures d'Alphonse Maillot avec ses paroissiens et aussi avec les truites, et même avec la hiérarchie de l'église réformée.
Malgré cet aspect détente, la lecture du livre nous fait toucher de près l'essentiel de son ministère. Il aimait Dieu, il aimait les hommes et admirait la nature.
Voilà de quoi vous relaxer pendant les jours de repos !!
Lorsque j'ai choisi pour les vacances de lire "Histoire d'eaux et d'autres", c'est le nom de l'auteur qui m'a attiré. Je connaissais Alphonse Maillot, pasteur dans une petite ville de la terre ardéchoise qui m'a vu naître. C'était un pasteur parisien qui avait "atterri" dans la France profonde de l'après-guerre au milieu d'une population très terrienne et se relevant tout juste des blessures de la guerre. Ce n'était pas un couple pastoral ordinaire : lui était un grand pêcheur de truites, il a vite appris à connaître tous les coins poissonneux des torrents ardéchois ; sa femme se faisait remarquer par son talent sur le court de tennis parmi la bourgeoisie de la ville. Inutile de dire que les paroissiens étaient méfiants devant de telles pratiques et de plus Alphonse Maillot avait son franc parler et le chic de ne pas se prendre au sérieux. Il savait dénouer des situations parfois difficiles avec simplement une pointe d'humour.
>>> Pourquoi, j'ai aimé ?
J'ai lu d'un trait ce livre reposant, rien que du plaisir à savourer les mésaventures d'Alphonse Maillot avec ses paroissiens et aussi avec les truites, et même avec la hiérarchie de l'église réformée.
Malgré cet aspect détente, la lecture du livre nous fait toucher de près l'essentiel de son ministère. Il aimait Dieu, il aimait les hommes et admirait la nature.
Voilà de quoi vous relaxer pendant les jours de repos !!