Je me demande si l’événement qui aura le plus marqué les esprits en ce mois de janvier 2012 n’est pas le tragique naufrage du Concordia. En tout cas les images de cet immense navire, 290 mètres de long tout de même ! couché sur son flanc, à la merci des vagues, resteront longtemps dans nos mémoires. Ce magnifique paquebot réduit à l’état d’une épave dans l’espace que quelques minutes ! Malheureusement plusieurs ont trouvé la mort dans cette catastrophe. Des vacances de rêve transformées en cauchemar. Bien sûr on cherche un coupable : A qui la faute, à qui la responsabilité ? Laissons à ceux qui sont compétents la tâche de chercher à comprendre et, éventuellement, à designer un (ou des) coupable(s). Mais la désignation d’un coupable ne fera pas revivre les morts et ne renflouera pas l’immense carcasse du navire. La mal est fait !
Ce qui me frappe et ce que je retiens dans ce drame est comment les choses peuvent basculer en si peu de temps et sans préavis. Cet immense paquebot, maître des mers tel le Titanic, en quelques instants éventré et en quelques minutes coulé ! Et pour les vacanciers, j’imagine ce que cette croisière représentait pour beaucoup d’entre eux, des vacances d’une vie probablement pour plusieurs. Et voilà que l’inimaginable arrive !
Vous n’étiez pas parmi les passagers de la Concordia, moi non plus. Mais peut-être cela vous est arrivé, comme cela m’est arrivé (à une autre échelle, certes), de vivre une expérience où tout bascule : c’est la maladie ; c’est un accident de la route ; c’est la perte d’un ami ou d’un parent ; c’est un licenciement ; un divorce… Ces choses, nous le savons, n’arrivent pas qu’aux autres.
Ces expériences, souvent douloureuses, nous rappellent si besoin était, que nous ne maîtrisons pas tout. La Bible nous le rappelle, elle aussi, et cela depuis bien longtemps. Je ne cite qu’un exemple : c’est l’apôtre Jacques qui interpelle ses lecteurs trop sûrs d’eux : « Ecoutez-moi, » écrit-il, « vous qui dites : « Aujourd’hui ou demain, nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous y ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent. » Savez-vous ce que demain vous réserve ? Qu’est-ce que votre vie ? Une brume légère, visible quelques instants et qui se dissipe bien vite. » Et il ajoute un conseil que nous pouvons bien prendre pour nous-mêmes : « Voici ce que vous devriez dire : « Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela ! » »
Est-ce que l’apôtre prône une forme de fatalisme ? Je ne le crois pas. Affirmer « Si le Seigneur le veut », c’est reconnaître nos limites (n’est-ce pas du bon sens ?) et en même temps placer notre avenir (et notre confiance) entre les mains, non d’un Dieu lointain et arbitraire, mais d’un Dieu qui nous aime et qui sera à nos côtés même si tout bascule.
*Ce texte biblique se trouve dans la lettre de Jacques, chapitre 4 et les versets 13 à 15.
Janvier !
Janvier… le mois des vœux ! Nos politiques ont une tâche difficile cette année. Comment se vendre en temps de crise ? Certes pour plusieurs il est facile de dire que la crise en question est la faute de l’autre mais nous sommes en droit de nous demander si, à la place de l’autre, ils auraient fait mieux et si, à l’avenir, ils seront à la hauteur de la tâche. A chacun son avis sur la question et le mois de mai les départagera. En tout cas, et quel que soit le verdict des urnes dans quatre mois, le chrétien a une responsabilité particulière : il doit « prier pour ceux qui le gouvernent » ! Certes la laïcité à la française sépare Eglise et Etat, c’est une bonne chose d’ailleurs, mais cela n’enlève rien à la responsabilité qu’a l’Eglise (vous et moi !) de prier pour l’Etat.
« Prier pour ceux qui gouvernent » : Cette exhortation, nous la trouvons dans une lettre de l’apôtre Paul*. Replaçons-la dans son contexte. « Avant tout, je recommande ceci » écrit l’apôtre, « il faut faire des demandes à Dieu, le prier, le supplier et le remercier pour tous les êtres humains. » Cela, nous le comprenons facilement, c’est la suite qui peut surprendre car l’apôtre ajoute : « Il faut prier pour ceux qui nous gouvernent et pour toutes les autorités. Alors nous pourrons mener une vie calme et tranquille en étant fidèles à Dieu et en nous conduisant bien. »
Nous trouvons à la fin de cette citation ce qui motive la demande de l’apôtre : c’est son désir profond que tous les hommes puissent mener librement « une vie calme et tranquille en étant fidèles à Dieu et en se conduisant bien. »
Chers amis, lecteurs de cette page, en ce mois de janvier mon vœu pour vous, et encore plus pour tant d’hommes et de femmes qui vivent dans des pays où les droits de l’homme sont bafoués, est que vous puissiez, dans les mois qui viennent (et bien au-delà) « mener une vie calme et tranquille en étant fidèles à Dieu et en vous conduisant bien. » Alors, dans cet espoir, je sais ce qu’il me reste à faire : prier pour ceux qui nous gouvernent ! Je vous invite à faire de même.
*Ce texte biblique se trouve au début du deuxième chapitre de la première lettre de Paul à Timothée.
« La publicité »
Nous étions absents une dizaine de jours fin novembre. Heureusement un ami a accepté de mettre le contenu de notre boîte aux lettres sur la table de notre cuisine tous les deux ou trois jours. La pile qui s’est accumulée lors de notre retour était impressionnante et aurait bien rempli la boîte si notre ami ne l’avait pas surveillée.
Vous devinez facilement que cette pile impressionnante n’était pas composée d’un courrier abondant de nos nombreux amis de par le monde. Il y avait peut-être une ou deux lettres, une carte (très tôt !) de Noël et une facture. Le reste : de la publicité ! Une publicité pour tout et un peu pour n’importe quoi aussi !
Quand on essaie d’imaginer le coût que cela représente pour les annonceurs on est obligé de croire que cela marche, sinon ils ne le feraient pas ! En tout cas cela m’a fait réfléchir. Comment faire de la publicité, une publicité qui « marche », pour le plus beau cadeau de Noël, le cadeau « d’origine » ? Et oui, le cadeau d’origine, le cadeau de Dieu aux hommes, c’est bien Jésus ! Mais comment aider nos contemporains à le réaliser, à le comprendre et à le vouloir ? Ce n’est sans doute pas une brochure de plus dans nos boîtes aux lettres qui fera l’affaire. Mais alors comment faire ?
Si j’avais la réponse miracle je vous le dirais mais, faute de réponse miracle, ne baissons pas les bras. Saisissons les occasions qui se présentent : fête à l’église, concert de chants de Noël, culte/office le soir ou le matin de Noël… profitons de ces choses pour mettre Jésus au cœur de notre Noël. Et si Jésus est réellement au cœur du Noël des chrétiens cela pourrait être une bonne publicité !
« La crise »
La crise a une qualité que certains pourraient lui envier : sa longévité ! On la règle, on la croit finie, et voici qu’elle ressurgit. Après d’âpres débats on affirme avoir trouvé la solution… solution vite dépassée par la suite des événements. Pas facile : je me mets à la place d’un retraité grec qui voit sa pension perdre le tiers de sa valeur et je me demande ce que je ferais. Serions-nous en France prêts à faire ce que nous demandons aux Grecs ?
Il est évident (du moins pour un naïf comme moi) que nos pays ont vécu au-dessus de leurs moyens depuis trop longtemps. Et maintenant qui va, qui doit, payer nos dettes ? Nos politiques comptent sur la « croissance » : « Tout va rentrer dans l’ordre quand la croissance reprendra. » Je serais tenté de remplacer le « quand » dans cette phrase par un « si ». J’avoue que je me demande jusqu’où notre terre, dont les ressources ne sont pas inépuisables, peut supporter la croissance.
Une petite phrase rédigée par l’apôtre Paul il y a bientôt 2000 ans et dans des circonstances très différentes sonne malgré tout avec une pertinence surprenante : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux… »* D’ailleurs l’apôtre ajoute « Si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. » Ce n’est sans doute pas un programme très porteur pour un candidat aux élections présidentielles mais, comme petit programme personnel, il a beaucoup d’atouts en temps de crise. Mettons l’argent à sa place - un bon serviteur mais un très mauvais maître – et soyons reconnaissants pour les choses simples de la vie.
* Texte biblique extrait de la première lettre de Paul à Timothée, chapitre 6 et les versets 8 et 10. D’ailleurs tout le paragraphe est pertinent.
La Coupe du Monde… suite et fin !
J’ai rédigé le dernier petit texte de « Réflexions » alors que le XV de France venait de se faire battre par les Tonga. Et en grand philosophe que je suis (!) j’ai dit : « On a perdu, peut-être gagnera-t-on la prochaine fois… c’est un jeu ! ». Je ne savais pas si bien dire : victorieux avec panache contre les Anglais une semaine plus tard et avec moins de panache contre les Gallois en demi-finale nos Bleus se sont trouvés en finale. Et quelle finale ! Les All Backs ont fini par l’emporter mais ils ont eu peur !
S’il y a des choses que je n’aime pas dans le rugby (et le sport (trop) professionnel en général), il y a des moments où j’applaudis. Cette finale perdue : je l’applaudis ! Les Français ont su être de bons perdants. Et là, me semble-t-il, on retrouve le vrai sport, du moins le sport que j’aime. Bravo !
Savoir être bon perdant, sans doute cela s’apprend non seulement dans le sport mais aussi dans la vie en général. Mais cela vaut la peine de l’apprendre ; nous ne serons pas toujours vainqueurs, nous ne réussirons pas à chaque coup et, avec l’âge, bien des choses vont nous échapper.
Loin du terrain de rugby l’apôtre Paul témoigne de son expérience de cet apprentissage. « J’ai appris » écrit-il « en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai. » Cela ne devait pas être toujours facile. Il ajoute : « Je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l’abondance. C’est le secret que j’ai appris : m’accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j’aie faim, que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin. »*
Quel est ce « secret » ? Une petite phrase tout à la fin nous donne la clef : « Je peux tout, » affirme l’apôtre, « grâce à celui qui me fortifie. » Cette force, il la puisait en Jésus ! Là, il y aurait des choses à dire mais la place me manque !
* Texte biblique extrait de la lettre de Paul aux Philippiens, chapitre 4 et les versets 11 à 13.
La Coupe du Monde !
Alors que j’écris ces lignes les Bleus (le XV de France) viennent de se faire battre par les Tonga ! Quelque chose en moi est toujours heureux quand un « petit » gagne. Il se peut que je vais me faire lyncher si certains de mes amis lisent ce que je viens d’écrire. Tant pis ! En tout cas, perdre un match de rugby (ou de foot) n’est pas l’occasion d’un deuil national… du moins je l’espère. On a perdu, peut-être gagnera-t-on la prochaine fois… c’est un jeu !
Je jouais au rugby à l’école. On jouait à fond, on prenait les compétitions diverses très au sérieux, mais cela restait un jeu. Le but était d’y prendre plaisir, perdant ou gagnant. Bien sûr le plaisir était plus évident quand on gagnait ! Or, ce qui m’attriste avec le sport moderne – je généralise trop sans doute – est que ce n’est plus un jeu. Cela dégénère en « guerre ». Le fameux cri des All Blacks, le Haka, ressemble étrangement à un cri de guerre. D’ailleurs certains placages semblent avoir plus pour but de mettre KO l’adversaire que de récupérer le ballon. Bref, peut-être vaut-il mieux se défouler sur le terrain que dans les tribunes comme c’est trop souvent le cas côté foot ! Et l’argent dans tout cela ? N’en parlons pas. J’avoue que j’ai la nostalgie du bon vieux temps où le sport était une activité de loisirs, où nos sportifs étaient des amateurs, où le dopage consistait en une bonne tasse de café… je suis vieux !
Pourquoi faut-il toujours se faire la guerre sous une forme ou sous une autre ? Peut-être est-ce parce qu’il est plus facile de se battre que de s’aimer. Je m’interroge. En tout cas Jésus semblait penser que le plus gros défi pour l’humanité était l’amour. Aimer Dieu est le point de départ mais le deuxième « commandement » qu’il nous laisse résume tout le reste : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Allez, à vous de jouer !
Euro Millions
On nous dit que Euro Millions vient de faire un nouveau heureux. Ce gagnant, qui a tout intérêt à rester anonyme, a validé son bulletin dans le Calvados. Il dispose de soixante jours pour se faire connaître auprès de la Française des Jeux et empocher quelques 162 millions d’euros… il lui faut de grandes poches ! J’espère que ce coup de chance lui apportera plus de joie que de soucis. En tout cas je ne voudrais pas être à sa place !
Pourtant beaucoup rêvent d’un tel coup de chance. La somme astronomique que cet anonyme vient de gagner vient en effet des poches de millions d’hommes et de femmes déçus. Pour un gagnant il faut combien de perdants ? Je n’ai pas fait le calcul.
Certes on peut passer sa vie à espérer le coup de chance, passer sa vie à rêver. Mais n’y a-t-il pas mieux à faire ? L’argent n’achète pas le bonheur, dit-on. Beaucoup en ont fait malheureusement l’expérience. D’ailleurs Jésus interpelle ces rêveurs : « Que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? » Bonne question !
Je vous laisse avec une invitation (gratuite !). Par l’intermédiaire de la plume du grand prophète Esaïe c’est Dieu lui-même qui nous parle… la poésie est de toute beauté.
Holà ! vous tous qui avez soif !
Venez vers l’eau, même celui qui n’a pas d’argent !
Venez, achetez et mangez,
Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !
Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui n’est pas du pain ?
Pourquoi vous fatiguez-vous pour ce qui ne rassasie pas ?
Ecoutez-moi donc et mangez ce qui est bon,
Et vous vous délecterez de mets succulents.
Tendez l’oreille et venez à moi ; écoutez, et vous vivrez…
(Esaïe 55.1 à 3)
La Paix
Je reviens souvent à une parole de Jésus que nous trouvons dans l’Evangile de Jean (chapitre 14, verset 27) « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… » Cette promesse, Jésus l’adresse à ses amis, à ses disciples, troublés par la crainte grandissante que leur monde était sur le point d’être bouleversé. Depuis quelque temps Jésus leur parlait de son « départ » imminent, il leur parlait de souffrances qui l’attendaient et même de la mort ! Les disciples n’arrivaient pas à le croire, c’était impensable ! Mais la crainte prenait racine en eux : Et si c’était vrai ? Si Jésus allait réellement mourir ?
Des cœurs troublés ! Les disciples sont loin d’être les seuls à avoir été troublés par ce qu’ils voyaient venir. Cela m’arrive et il se peut que cela vous arrive aussi. L’actualité que j’écoute, comme vous, est souvent troublante. Nous passons d’une crise à une autre avec peu de répit : crise économique, crise nucléaire, crise politique et de nouveau crise économique. Plus proche de plusieurs d’entre nous est la sècheresse qui sévit actuellement. Il y a de quoi être troublé.
Je ne sais pas comment vous faites face à ces incertitudes et aux craintes très naturelles qu’elles suscitent. J’avoue que, personnellement, je reviens souvent, comme je l’ai déjà dit, à cette parole de Jésus : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… » Et Jésus ajoute aussitôt : « Moi, je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas. »
Je vous laisse le soin d’explorer les pistes qu’ouvre cette extraordinaire promesse, cela vaut largement la peine ! Voilà une paix différente, une paix qui a sa source loin des turbulences de notre monde. Certes, cette paix ne changera pas les circonstances – du moins pas tout de suite – mais elle change nos cœurs. N’est-ce pas l’essentiel ?
Je me demande si l’événement qui aura le plus marqué les esprits en ce mois de janvier 2012 n’est pas le tragique naufrage du Concordia. En tout cas les images de cet immense navire, 290 mètres de long tout de même ! couché sur son flanc, à la merci des vagues, resteront longtemps dans nos mémoires. Ce magnifique paquebot réduit à l’état d’une épave dans l’espace que quelques minutes ! Malheureusement plusieurs ont trouvé la mort dans cette catastrophe. Des vacances de rêve transformées en cauchemar. Bien sûr on cherche un coupable : A qui la faute, à qui la responsabilité ? Laissons à ceux qui sont compétents la tâche de chercher à comprendre et, éventuellement, à designer un (ou des) coupable(s). Mais la désignation d’un coupable ne fera pas revivre les morts et ne renflouera pas l’immense carcasse du navire. La mal est fait !
Ce qui me frappe et ce que je retiens dans ce drame est comment les choses peuvent basculer en si peu de temps et sans préavis. Cet immense paquebot, maître des mers tel le Titanic, en quelques instants éventré et en quelques minutes coulé ! Et pour les vacanciers, j’imagine ce que cette croisière représentait pour beaucoup d’entre eux, des vacances d’une vie probablement pour plusieurs. Et voilà que l’inimaginable arrive !
Vous n’étiez pas parmi les passagers de la Concordia, moi non plus. Mais peut-être cela vous est arrivé, comme cela m’est arrivé (à une autre échelle, certes), de vivre une expérience où tout bascule : c’est la maladie ; c’est un accident de la route ; c’est la perte d’un ami ou d’un parent ; c’est un licenciement ; un divorce… Ces choses, nous le savons, n’arrivent pas qu’aux autres.
Ces expériences, souvent douloureuses, nous rappellent si besoin était, que nous ne maîtrisons pas tout. La Bible nous le rappelle, elle aussi, et cela depuis bien longtemps. Je ne cite qu’un exemple : c’est l’apôtre Jacques qui interpelle ses lecteurs trop sûrs d’eux : « Ecoutez-moi, » écrit-il, « vous qui dites : « Aujourd’hui ou demain, nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous y ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent. » Savez-vous ce que demain vous réserve ? Qu’est-ce que votre vie ? Une brume légère, visible quelques instants et qui se dissipe bien vite. » Et il ajoute un conseil que nous pouvons bien prendre pour nous-mêmes : « Voici ce que vous devriez dire : « Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela ! » »
Est-ce que l’apôtre prône une forme de fatalisme ? Je ne le crois pas. Affirmer « Si le Seigneur le veut », c’est reconnaître nos limites (n’est-ce pas du bon sens ?) et en même temps placer notre avenir (et notre confiance) entre les mains, non d’un Dieu lointain et arbitraire, mais d’un Dieu qui nous aime et qui sera à nos côtés même si tout bascule.
*Ce texte biblique se trouve dans la lettre de Jacques, chapitre 4 et les versets 13 à 15.
Janvier !
Janvier… le mois des vœux ! Nos politiques ont une tâche difficile cette année. Comment se vendre en temps de crise ? Certes pour plusieurs il est facile de dire que la crise en question est la faute de l’autre mais nous sommes en droit de nous demander si, à la place de l’autre, ils auraient fait mieux et si, à l’avenir, ils seront à la hauteur de la tâche. A chacun son avis sur la question et le mois de mai les départagera. En tout cas, et quel que soit le verdict des urnes dans quatre mois, le chrétien a une responsabilité particulière : il doit « prier pour ceux qui le gouvernent » ! Certes la laïcité à la française sépare Eglise et Etat, c’est une bonne chose d’ailleurs, mais cela n’enlève rien à la responsabilité qu’a l’Eglise (vous et moi !) de prier pour l’Etat.
« Prier pour ceux qui gouvernent » : Cette exhortation, nous la trouvons dans une lettre de l’apôtre Paul*. Replaçons-la dans son contexte. « Avant tout, je recommande ceci » écrit l’apôtre, « il faut faire des demandes à Dieu, le prier, le supplier et le remercier pour tous les êtres humains. » Cela, nous le comprenons facilement, c’est la suite qui peut surprendre car l’apôtre ajoute : « Il faut prier pour ceux qui nous gouvernent et pour toutes les autorités. Alors nous pourrons mener une vie calme et tranquille en étant fidèles à Dieu et en nous conduisant bien. »
Nous trouvons à la fin de cette citation ce qui motive la demande de l’apôtre : c’est son désir profond que tous les hommes puissent mener librement « une vie calme et tranquille en étant fidèles à Dieu et en se conduisant bien. »
Chers amis, lecteurs de cette page, en ce mois de janvier mon vœu pour vous, et encore plus pour tant d’hommes et de femmes qui vivent dans des pays où les droits de l’homme sont bafoués, est que vous puissiez, dans les mois qui viennent (et bien au-delà) « mener une vie calme et tranquille en étant fidèles à Dieu et en vous conduisant bien. » Alors, dans cet espoir, je sais ce qu’il me reste à faire : prier pour ceux qui nous gouvernent ! Je vous invite à faire de même.
*Ce texte biblique se trouve au début du deuxième chapitre de la première lettre de Paul à Timothée.
« La publicité »
Nous étions absents une dizaine de jours fin novembre. Heureusement un ami a accepté de mettre le contenu de notre boîte aux lettres sur la table de notre cuisine tous les deux ou trois jours. La pile qui s’est accumulée lors de notre retour était impressionnante et aurait bien rempli la boîte si notre ami ne l’avait pas surveillée.
Vous devinez facilement que cette pile impressionnante n’était pas composée d’un courrier abondant de nos nombreux amis de par le monde. Il y avait peut-être une ou deux lettres, une carte (très tôt !) de Noël et une facture. Le reste : de la publicité ! Une publicité pour tout et un peu pour n’importe quoi aussi !
Quand on essaie d’imaginer le coût que cela représente pour les annonceurs on est obligé de croire que cela marche, sinon ils ne le feraient pas ! En tout cas cela m’a fait réfléchir. Comment faire de la publicité, une publicité qui « marche », pour le plus beau cadeau de Noël, le cadeau « d’origine » ? Et oui, le cadeau d’origine, le cadeau de Dieu aux hommes, c’est bien Jésus ! Mais comment aider nos contemporains à le réaliser, à le comprendre et à le vouloir ? Ce n’est sans doute pas une brochure de plus dans nos boîtes aux lettres qui fera l’affaire. Mais alors comment faire ?
Si j’avais la réponse miracle je vous le dirais mais, faute de réponse miracle, ne baissons pas les bras. Saisissons les occasions qui se présentent : fête à l’église, concert de chants de Noël, culte/office le soir ou le matin de Noël… profitons de ces choses pour mettre Jésus au cœur de notre Noël. Et si Jésus est réellement au cœur du Noël des chrétiens cela pourrait être une bonne publicité !
« La crise »
La crise a une qualité que certains pourraient lui envier : sa longévité ! On la règle, on la croit finie, et voici qu’elle ressurgit. Après d’âpres débats on affirme avoir trouvé la solution… solution vite dépassée par la suite des événements. Pas facile : je me mets à la place d’un retraité grec qui voit sa pension perdre le tiers de sa valeur et je me demande ce que je ferais. Serions-nous en France prêts à faire ce que nous demandons aux Grecs ?
Il est évident (du moins pour un naïf comme moi) que nos pays ont vécu au-dessus de leurs moyens depuis trop longtemps. Et maintenant qui va, qui doit, payer nos dettes ? Nos politiques comptent sur la « croissance » : « Tout va rentrer dans l’ordre quand la croissance reprendra. » Je serais tenté de remplacer le « quand » dans cette phrase par un « si ». J’avoue que je me demande jusqu’où notre terre, dont les ressources ne sont pas inépuisables, peut supporter la croissance.
Une petite phrase rédigée par l’apôtre Paul il y a bientôt 2000 ans et dans des circonstances très différentes sonne malgré tout avec une pertinence surprenante : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux… »* D’ailleurs l’apôtre ajoute « Si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. » Ce n’est sans doute pas un programme très porteur pour un candidat aux élections présidentielles mais, comme petit programme personnel, il a beaucoup d’atouts en temps de crise. Mettons l’argent à sa place - un bon serviteur mais un très mauvais maître – et soyons reconnaissants pour les choses simples de la vie.
* Texte biblique extrait de la première lettre de Paul à Timothée, chapitre 6 et les versets 8 et 10. D’ailleurs tout le paragraphe est pertinent.
La Coupe du Monde… suite et fin !
J’ai rédigé le dernier petit texte de « Réflexions » alors que le XV de France venait de se faire battre par les Tonga. Et en grand philosophe que je suis (!) j’ai dit : « On a perdu, peut-être gagnera-t-on la prochaine fois… c’est un jeu ! ». Je ne savais pas si bien dire : victorieux avec panache contre les Anglais une semaine plus tard et avec moins de panache contre les Gallois en demi-finale nos Bleus se sont trouvés en finale. Et quelle finale ! Les All Backs ont fini par l’emporter mais ils ont eu peur !
S’il y a des choses que je n’aime pas dans le rugby (et le sport (trop) professionnel en général), il y a des moments où j’applaudis. Cette finale perdue : je l’applaudis ! Les Français ont su être de bons perdants. Et là, me semble-t-il, on retrouve le vrai sport, du moins le sport que j’aime. Bravo !
Savoir être bon perdant, sans doute cela s’apprend non seulement dans le sport mais aussi dans la vie en général. Mais cela vaut la peine de l’apprendre ; nous ne serons pas toujours vainqueurs, nous ne réussirons pas à chaque coup et, avec l’âge, bien des choses vont nous échapper.
Loin du terrain de rugby l’apôtre Paul témoigne de son expérience de cet apprentissage. « J’ai appris » écrit-il « en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai. » Cela ne devait pas être toujours facile. Il ajoute : « Je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l’abondance. C’est le secret que j’ai appris : m’accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j’aie faim, que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin. »*
Quel est ce « secret » ? Une petite phrase tout à la fin nous donne la clef : « Je peux tout, » affirme l’apôtre, « grâce à celui qui me fortifie. » Cette force, il la puisait en Jésus ! Là, il y aurait des choses à dire mais la place me manque !
* Texte biblique extrait de la lettre de Paul aux Philippiens, chapitre 4 et les versets 11 à 13.
La Coupe du Monde !
Alors que j’écris ces lignes les Bleus (le XV de France) viennent de se faire battre par les Tonga ! Quelque chose en moi est toujours heureux quand un « petit » gagne. Il se peut que je vais me faire lyncher si certains de mes amis lisent ce que je viens d’écrire. Tant pis ! En tout cas, perdre un match de rugby (ou de foot) n’est pas l’occasion d’un deuil national… du moins je l’espère. On a perdu, peut-être gagnera-t-on la prochaine fois… c’est un jeu !
Je jouais au rugby à l’école. On jouait à fond, on prenait les compétitions diverses très au sérieux, mais cela restait un jeu. Le but était d’y prendre plaisir, perdant ou gagnant. Bien sûr le plaisir était plus évident quand on gagnait ! Or, ce qui m’attriste avec le sport moderne – je généralise trop sans doute – est que ce n’est plus un jeu. Cela dégénère en « guerre ». Le fameux cri des All Blacks, le Haka, ressemble étrangement à un cri de guerre. D’ailleurs certains placages semblent avoir plus pour but de mettre KO l’adversaire que de récupérer le ballon. Bref, peut-être vaut-il mieux se défouler sur le terrain que dans les tribunes comme c’est trop souvent le cas côté foot ! Et l’argent dans tout cela ? N’en parlons pas. J’avoue que j’ai la nostalgie du bon vieux temps où le sport était une activité de loisirs, où nos sportifs étaient des amateurs, où le dopage consistait en une bonne tasse de café… je suis vieux !
Pourquoi faut-il toujours se faire la guerre sous une forme ou sous une autre ? Peut-être est-ce parce qu’il est plus facile de se battre que de s’aimer. Je m’interroge. En tout cas Jésus semblait penser que le plus gros défi pour l’humanité était l’amour. Aimer Dieu est le point de départ mais le deuxième « commandement » qu’il nous laisse résume tout le reste : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Allez, à vous de jouer !
Euro Millions
On nous dit que Euro Millions vient de faire un nouveau heureux. Ce gagnant, qui a tout intérêt à rester anonyme, a validé son bulletin dans le Calvados. Il dispose de soixante jours pour se faire connaître auprès de la Française des Jeux et empocher quelques 162 millions d’euros… il lui faut de grandes poches ! J’espère que ce coup de chance lui apportera plus de joie que de soucis. En tout cas je ne voudrais pas être à sa place !
Pourtant beaucoup rêvent d’un tel coup de chance. La somme astronomique que cet anonyme vient de gagner vient en effet des poches de millions d’hommes et de femmes déçus. Pour un gagnant il faut combien de perdants ? Je n’ai pas fait le calcul.
Certes on peut passer sa vie à espérer le coup de chance, passer sa vie à rêver. Mais n’y a-t-il pas mieux à faire ? L’argent n’achète pas le bonheur, dit-on. Beaucoup en ont fait malheureusement l’expérience. D’ailleurs Jésus interpelle ces rêveurs : « Que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? » Bonne question !
Je vous laisse avec une invitation (gratuite !). Par l’intermédiaire de la plume du grand prophète Esaïe c’est Dieu lui-même qui nous parle… la poésie est de toute beauté.
Holà ! vous tous qui avez soif !
Venez vers l’eau, même celui qui n’a pas d’argent !
Venez, achetez et mangez,
Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !
Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui n’est pas du pain ?
Pourquoi vous fatiguez-vous pour ce qui ne rassasie pas ?
Ecoutez-moi donc et mangez ce qui est bon,
Et vous vous délecterez de mets succulents.
Tendez l’oreille et venez à moi ; écoutez, et vous vivrez…
(Esaïe 55.1 à 3)
La Paix
Je reviens souvent à une parole de Jésus que nous trouvons dans l’Evangile de Jean (chapitre 14, verset 27) « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… » Cette promesse, Jésus l’adresse à ses amis, à ses disciples, troublés par la crainte grandissante que leur monde était sur le point d’être bouleversé. Depuis quelque temps Jésus leur parlait de son « départ » imminent, il leur parlait de souffrances qui l’attendaient et même de la mort ! Les disciples n’arrivaient pas à le croire, c’était impensable ! Mais la crainte prenait racine en eux : Et si c’était vrai ? Si Jésus allait réellement mourir ?
Des cœurs troublés ! Les disciples sont loin d’être les seuls à avoir été troublés par ce qu’ils voyaient venir. Cela m’arrive et il se peut que cela vous arrive aussi. L’actualité que j’écoute, comme vous, est souvent troublante. Nous passons d’une crise à une autre avec peu de répit : crise économique, crise nucléaire, crise politique et de nouveau crise économique. Plus proche de plusieurs d’entre nous est la sècheresse qui sévit actuellement. Il y a de quoi être troublé.
Je ne sais pas comment vous faites face à ces incertitudes et aux craintes très naturelles qu’elles suscitent. J’avoue que, personnellement, je reviens souvent, comme je l’ai déjà dit, à cette parole de Jésus : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… » Et Jésus ajoute aussitôt : « Moi, je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas. »
Je vous laisse le soin d’explorer les pistes qu’ouvre cette extraordinaire promesse, cela vaut largement la peine ! Voilà une paix différente, une paix qui a sa source loin des turbulences de notre monde. Certes, cette paix ne changera pas les circonstances – du moins pas tout de suite – mais elle change nos cœurs. N’est-ce pas l’essentiel ?
Lorsque j'ai choisi pour les vacances de lire "Histoire d'eaux et d'autres", c'est le nom de l'auteur qui m'a attiré. Je connaissais Alphonse Maillot, pasteur dans une petite ville de la terre ardéchoise qui m'a vu naître. C'était un pasteur parisien qui avait "atterri" dans la France profonde de l'après-guerre au milieu d'une population très terrienne et se relevant tout juste des blessures de la guerre. Ce n'était pas un couple pastoral ordinaire : lui était un grand pêcheur de truites, il a vite appris à connaître tous les coins poissonneux des torrents ardéchois ; sa femme se faisait remarquer par son talent sur le court de tennis parmi la bourgeoisie de la ville. Inutile de dire que les paroissiens étaient méfiants devant de telles pratiques et de plus Alphonse Maillot avait son franc parler et le chic de ne pas se prendre au sérieux. Il savait dénouer des situations parfois difficiles avec simplement une pointe d'humour.
>>> Pourquoi, j'ai aimé ?
J'ai lu d'un trait ce livre reposant, rien que du plaisir à savourer les mésaventures d'Alphonse Maillot avec ses paroissiens et aussi avec les truites, et même avec la hiérarchie de l'église réformée.
Malgré cet aspect détente, la lecture du livre nous fait toucher de près l'essentiel de son ministère. Il aimait Dieu, il aimait les hommes et admirait la nature.
Voilà de quoi vous relaxer pendant les jours de repos !!
Lorsque j'ai choisi pour les vacances de lire "Histoire d'eaux et d'autres", c'est le nom de l'auteur qui m'a attiré. Je connaissais Alphonse Maillot, pasteur dans une petite ville de la terre ardéchoise qui m'a vu naître. C'était un pasteur parisien qui avait "atterri" dans la France profonde de l'après-guerre au milieu d'une population très terrienne et se relevant tout juste des blessures de la guerre. Ce n'était pas un couple pastoral ordinaire : lui était un grand pêcheur de truites, il a vite appris à connaître tous les coins poissonneux des torrents ardéchois ; sa femme se faisait remarquer par son talent sur le court de tennis parmi la bourgeoisie de la ville. Inutile de dire que les paroissiens étaient méfiants devant de telles pratiques et de plus Alphonse Maillot avait son franc parler et le chic de ne pas se prendre au sérieux. Il savait dénouer des situations parfois difficiles avec simplement une pointe d'humour.
>>> Pourquoi, j'ai aimé ?
J'ai lu d'un trait ce livre reposant, rien que du plaisir à savourer les mésaventures d'Alphonse Maillot avec ses paroissiens et aussi avec les truites, et même avec la hiérarchie de l'église réformée.
Malgré cet aspect détente, la lecture du livre nous fait toucher de près l'essentiel de son ministère. Il aimait Dieu, il aimait les hommes et admirait la nature.
Voilà de quoi vous relaxer pendant les jours de repos !!